Glory Hole Magazine Weblog


Réveillé d’entre les morceaux de bonheur.
février 9, 2010, 4:13
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Amis, Amies, Amibes, Amédée… Pan!

Je ne m’arracherai pas le peu de poils crâniens que j’ai pour vous trouver une excuse plausible quant à l’absence (en forme de disparition) de Glory Hole Magazine. Oui, secrètement j’espère avoir un public qui, fou d’impatience, se scie les pieds pour pouvoir se ronger les ongles des orteils. J’admets avoir un goût prononcé pour les déclarations d’intention, de celles qui sentent fort la fumée de bière à la cacahuète donc je ne donnerai aucun faux espoir à aucun(e) de mes vrai(e)s lecteur(ice)s (Glory Hole sert la cause de mon penchant hétérosexuel, rappelons-le).

Après avoir passé quelques mois à diffuser ma dégénérescence créative tel un sachet de tisane au viandox habité par une nonchalance à en faire pâlir Cordozar Calvin Brodus Jr, j’ai décidé que je ne déciderai rien de certain. Cependant, ce soir, en cette heure avancée (que si elle avance encore elle va tomber dans demain), je sens que mon poil dans la main est sur le fil du rasoir. N’ayant, par définition, pas le courage de le domestiquer je compte bien m’en défaire mais cela n’aura rien d’un simple rasage ou d’une vulgaire tonte à la néo-zélandaise. Ce sera une prouesse de la médecine moderne, une véritable amputation avec geyser d’hémoglobine fruitée et projectiles visqueux qui croustillent. Ca se déroulera sans anesthésie étant donné mon niveau actuel de léthargie. Une équipe médicale est déjà sur le coup. Le staff est composée de 5 bûcherons libyens, 7 charcutiers afghans et 3 fossoyeuses vierges. Ils sont sur-entraînés et prêts à en recoudre.

Les racines de mon poil ont, au fil des mois, envahi tout mon corps (m’offrant au passage quelques varices disgracieuses et une bite résignée aux lois de la pesanteur). Je me sens comme un talus au bord de l’autoroute, j’ai peur qu’on s’arrête pour me pisser dessus. Je suis un arbre dont les racines vampiriseraient leur propre sève. Je suis l’appendice de mon canapé. Je suis un greffon sur un steak haché. Je suis une comète qui se mord la queue. Je suis un pet sortant d’un cul pour rentrer dans un autre cul. En résumé, je me sens tellement sans intérêt que j’en viens à jalouser mon livret A (ah.. ah.. ah..).

D’ordinaire j’aime à cultiver une certaine médiocrité dans mon jardin secret. J’en fais des conserves pour des temps plus « diffaciles » mais là je crois que ma terre est aussi stérile qu’une couille de socialiste (laissez-moi s’il vous plaît politiser mon mal être d’enfant gâté de gauche). Je me prends donc au jeu de la complainte afin de trouver une biscotte à tartiner de ma matière grise. Je viens de péter la biscotte… m’en fout je tartinerai la table et la tremperai dans un pédiluve rempli de café s’il le faut!

J’avais, il y a encore quelques mois, une existence rangée sur l’étagère entre ma collection de jouets kinder et mes films de monstres agencés selon la classification du règne animal (pour ce qui est de mes livres, ils sont rangés par terre pour dissimuler mon linge sale). Un beau matin, en me souhaitant bonne chance dans une langue que je ne connais toujours pas, on a enlevé les roulettes de mon monster-truck et on m’a poussé dans la descente. Depuis je fonce en roues libres sur l’ambulance censée sauver ma peau croûtée. Afin de me saisir du volant (et refaire le plein de mes corps caverneux) je dois absolument extraire de ma main cet immonde poil turgescent et veineux. Un temps de cicatrisation sera nécessaire puisque j’ai une forte tendance à être décousu concernant le fil de mes pensées (exécution de la danse du bon mot limite foireux).

Le quotidien a souvent goût de polystyrène cuit à la vapeur si bien qu’on voudrait se mâcher la langue pour trouver de la saveur. Je boufferais bien ma langue si on me promettait de chier les plus belles paroles que le monde ait jamais vu. En attendant cette promesse, je vais continuer de répéter « j’en ai plein de cul » comme un mantra et disséquer mes postillons pour voir s’ils ne contiennent pas ce que je rêve de m’entendre dire.

On se voit en salle de réveil.

Hey Clint Eastwood, j’te déteste.

Ronchhon



Ronchhon participe à l’exposition collective : « ART(IFS)ACT OFFF »
janvier 6, 2010, 9:10
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Exposition en compagnie de Transit Systeme @ ArtSpace Galleries
novembre 29, 2009, 11:29
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A partir du 29 novembre 2009 et pendant 2 semaines.

Plus d’infos ici: http://transit-systeme.com/

Artspace Galleries
Village Suisse, 54, rue la Motte-Picquet Grenelle, Galerie 66, Paris 7
Métro La Motte-Picquet Grenelle (lignes 6, 8, et 10)
Tél. 09 60 50 38 62 • www.artspace-galleries.com
Exposition ouvert du jeudi au lundi, du 11h à 19h



Ronchhon expose avec ses copains grâce au talent et à l’argent public.

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Vernissage le jeudi 29 octobre à partir de 18h00

Exposition du 29 octobre au 15 novembre 2009 du jeudi au dimanche de 15h00 à 19h00.

102ter, Bd Leroy, 14000 Caen

tram A et B arrêt Bd Leroy

Plus d’informations sur www.station-mir.com



Un peu de promo, ça ne mange pas de main.

Bon bah c’est Renaud Jaillette aka René Giant qui a bricolé tout ça avec ses petites mains pleines de petits doigts et son très gros talent qui avoine. C’est pas totalement désintéressé comme action promotionnelle, je suis dans les images, à vous de trouver derrière quel visage se cache le cerveau de Glory Hole. Un indice : je ne suis pas de sexe féminin et je ne suis pas un fond noir. 

Pour voir le redoutable reste du redoutable travail de Monsieur René c’est redoutablement là: 

http://www.myspace.com/renaudjaillette

 

Bisous tous les copains,

bonnes vacances.

 

Ronchhon



Glory Hole #7 on the loose!!!
juin 19, 2009, 2:33
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Jonc bourre trou le monde,

 

Les phalanges frétillent, la tâche est lourde, je dois annoncer au Mont Dentier la naissance post-maturée de la bête molle. C’est dans un moment inapproprié que cela se présente, évidemment sinon ce s’rait pas drôle. Rien à foutre, j’ai enfin pu raccrocher le téléphone qui me liait à ma banquière depuis quelques mois en lui susurrant : « alors, heureuse? ». Je m’allume une clope pour faire une pause entre la précédente et la suivante, un morceau de mon poumon droit surfe sur un nuage de fumée, rien à foutre, terrien du tout, au fond de moi je suis un beach boy anarchiste dresseur d’oursins des Pyrénées. Qui vient en premier? Le caviar ou la poule? Moi je dirais le moule. L’art de toujours répéter les mêmes choses mais en machouillant différemment ses bouquets de pensées. Se faire arracher les dents de sagesse, les réduire en poudre, les sniffer en espérant un effet quelconque. Les dents rayent le parquet chez ceux qui n’ont pas le courage d’avoir des ailes. Des petits oiseaux, du soleil, envie de jeter les petits oiseaux dans le soleil juste pour connaître l’odeur que ça fait. Les meilleurs amis du mois de juin sont le barbecue et les examens scolaires… 

Eh ouais, tout ce vaste charabiabia pour ne pas avouer que l’avenir immédiat de Glory Hole est quelque peu incertain. Peut-être que ça vous touche une glande lacrymale sans faire bouger l’autre mais ici, à la rédaction, ça fait scier et plus que dans une fabrique de cure-dents. Ma carrière estudiantine se terminant dans quelques jours, je n’aurai plus le loisir de fabriquer ce magazine à moindres frais même avec un super diplôme national accroché sur le pare-brise arrière de la clio. Glory Hole va donc sûrement muter un peu dans les temps à venir. Ce 7ème numéro revêt donc un caractère très spécial, il marque la fin d’une époque épique triste comme la fin d’un pack mais, comme on dit: « tant qu’il y’a de l’eau de vie, ça se laisse boire! » Tant qu’il y’aura des trottoirs et des rues entre les bars, Glory Hole sera. Trève de bofésie et de pétanque rhétorique. 

L’Espace Détente de ce numéro-ci traite du handicap et il regroupe les entités suivantes: René Giant, Simon « LaPéritel » Dronet, Sagäuin, Allison Daumain, Julie ChOvin, Supreme Ninja, Menthe Alliot, Yann Tréhin, Jean Lain et Rob Gould. 

Un grand merci-circulaire à eux.

Ceci-dit, étant donné que, quelque soit le thème donné, y’a toujours des fanfarons de fond de classe pour me dessiner des penis en forme de bites, le thème du prochain numéro sera :

L’APPAREIL GENITAL MASCULIN.


On sait pas quand le numéro 8 se fera mais il se fera alors, même sans deadline, on lâche pas le morceau et on enchaîne en or qui brille.

Bisous graisseux en coton bio.

 

Ronchhon



Les arbres n’avaient qu’à pas être en bois… Tant qu’ils le seront, soutenez Greenpeace.

Une fois n’est pas coutume, sans démagogie aucune, Glory Hole va faire la promotion d’un truc qu’il trouve nécessaire si on veut laisser un peu de répit aux mômes qu’on va foutre sur cette planète sans billets de retour.

C’est une pétition de Greenpeace demandant l’arrêt total de la déforestation dans les zones tropicales d’ici 2020.

Pour lire le topo conduisant à signer la pétition c’est:  là et, de toute façon, allez faire un tour sur le site de Greenpeace, ça mange pas de pain (sauf s’il est bio).

Ronchhon



Résiste, prouve que tu existes.

Une expo à la Maison de l’Etudiant de l’Université de Caen (campus 1) où Ronchhon a accroché des oeuvres contestataires dans la plus pure tradition de l’art contemporain français et de la décoration d’agendas :
ExpoMDE

 

L’expo compte aussi des copains talentueux comme Alexis Debeuf, Allison Daumain, Elodie Gaudet, France Gall et plein de jeunes artistes en devenir



ça me triture les boyaux de la tête alors je fais du boudin.
mai 3, 2009, 4:31
Classé dans : Non classé

Raaaah. Ayé, les médias nous font encore le coup du « oh, regardez un avion! », technique de diversion ayant fait ses preuves (dans ma jeunesse en tout cas). Clairement, depuis une semaine, les cochons mexicains malades, on nous en fait fromage alors que la crise sociale empeste les rues. La grippe a tué 3 poilus et quoi? On doit commander des bunkers stériles sur internet pour résister à l’attaque de la grippe géante qui a la queue en tire-bouchon? Bâtir le mur de l’Atlantique pour impressionner le virus? Non mais ça va pas mieux!

L’histoire: les peuples râlaient, ça faisait chier des hommes importants qui pouvaient plus faire leur footing peinard dans leurs paradis fiscaux alors fallait donner aux peuples une bonne raison de penser à autre chose. Voilà grosso-modo ma théorie du complot.

Sans fantasmer sur un éventuel Grand Soir, le(s) gouvernement(s) craignent évidemment des soulèvements populaires à cause de la dèche générale. Ils se sont félicités de la mondialisation économique, mettant en tête de gondole la face culturelle de celle-ci mais ont sous-estimé le revers de la médaille. Aujourd’hui, un mécontentement populaire est d’autant plus fort qu’il est globalisé. Alors, quoi de mieux que la politique de la peur apocalyptique pour détourner l’attention des citoyens (du monde)? Là, plus personne en occident n’a d’argent pour faire la guerre à Mahmoud ou Kim Jong alors l’histoire d’une grippe qui tourne mal c’est vraiment pas mal. C’est pas cher à mettre en oeuvre et dans la foulée ça fait vendre des médicaments (par pure précaution préventive d’un éventuel au-cas-où). La relance les gars, la relance même si faut toucher le portefeuille du populo en menaçant ce à quoi il tient le plus : sa misérable vie ridicule. Au royaume des morts, les zombies sont rois alors ils se précipitent chez leur apothicaire pour constituer leur kit de survie avec du Tamiflu en sucrettes et de la crème anti-rides en suppositoire. 

On assiste encore au même manège absurde, les médias agitent un pompon en forme de tête de mort et les consommateurs font leur job, ils se tiennent à carreau et ils consomment. J’arrête ici avant de vous exposer entièrement ma très élaborée théorie (les franc-massons de la police du FBI de la Zone 51 tout ça tout ça…).

Bon, heureusement, y’en a quand même un paquet qui persistent à se faire des inhalations de pneus brûlés devant leur usine pour éviter de bouffer des cailloux ces prochains mois. Les patrons commencent à hésiter (à le dire) avant de se barrer avec la caisse depuis que certains ont fait du camping forcé dans leur bureau. La crise est un bon alibi pour foutre impunément dehors des ouvriers trop chers, tous-usés-d’occaz’, en mauvais état à cause de 20 ans de boîte. A l’Est, ils sont plus fringants et ils ont pas encore des gros besoins, qu’à cela ne tienne!

Jusqu’où ira le cynisme de ces types encostardés, là est la question. Foutre des mecs au chômedu c’est risqué. Des mecs qui ont plus de temps libre, ont du temps pour flipper donc pour penser et tout le loisir de se battre pour retrouver du pognon, un statut social digne de ce nom voire même des idéaux. Je pense qu’une fois qu’on n’a plus rien à perdre, on rêve de gagner pour voir quel goût ça a, même si faut botter le cul de certains pour qu’ils comprennent qu’on a besoin de chaussures neuves (et accessoirement d’un monde nouveau). C’est le moment de se serrer (et lever) les coudes, refaire le monde, les enjeux sont trop importants.

 

Ronchhon 



Jean Vance, « Beatsofthebeast Vol.1″
« De la musique d’ambiance électronique qui donnera des crises de tachycardie à vos géraniums même les mieux enracinés. »
- Jardinage & Esotérisme


Cliquez sur la belle image ci-dessous pour accéder au téléchargement légalement gratuit de la beat-tape:

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Si votre disque dur a les sillons du fond qui baignent ou si votre ordinateur est devenu hypocondriaque, cliquez ici pour écouter des extraits d’ambiances bestiales :

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Ronchhon