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Une trousse toute neuve cousue dans les intestins de Ben.
août 25, 2008, 10:16
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Ca sent la reprise, je chancelle déjà, ça sent les emmerdes comme dans les toilettes du train-couchette à 5h00 du mat’. En fouillant dans ce bouillon de culture on pourra trouver une bonne nouvelle : Glory Hole reprend bientôt ses fonctions de contre-pouvoir approximatif au régime cacahuètes/pruneaux d’Agen. Ca va ruer tranquillement dans les brancards, le pur-sang a été forcé de vendre ses 4 tibias pour des prothèses dentaires depuis qu’il s’est à nouveau pété ses chicots à crédit sur la ceinture de chasteté mentale d’une jument trop farouche. Boldel de melde. Le mécanisme va se remettre tout doucement en marche dès la réception de cette livraison de neurotransmetteurs presque pas usés afin d’engager une nouvelle croisade contre le bonheur écoeurant du petit garçon Kinder. Lui aussi on va lui péter ses dents, à l’aide d’un motoculteur herpétique, tout en désinfectant ses gencives avec un coton-tige imbibé de citron vert puis on se servira des peaux d’agrume pour lui faire des prothèses, on concassera ses molaires afin d’envoyer les fragments à Mickey Mouse et enfin, quelques jours plus tard, de son corps on fera des petits copeaux que l’on déposera soigneusement sur le tas de compost au fond du jardin de papy afin de récolter des haricots au chocolat l’été prochain. Sinon j’espère que cette période estivale a été bonne, tout particulièrement pour vous chers amis de la sphère estudiantine. Vous avez certainement bien trimé pour conserver votre précieux statut précaire si important lorsque l’on passe à la conception des banderoles. Allez, courage, il va vous falloir retrouver un job pour combler les trous de votre emploi du temps scolaire et puis bah pour ceux qui n’ont pas besoin de bosser : Glory Hole déteste les raies sur le côté, les lunettes fumées, les bermudas beiges, les polos de rugby à rayures, les pull-overs sur les épaules et les chaussures bateau sans chaussettes. Si toutefois, cher lecteur, votre allure ressemble à ce bref descriptif (attention, cascade): je vous invite vivement à aller crever en silence derrière une poubelle, les chiens, les chats et les employés communaux nécrophages se chargeront du reste. Je sens d’affreuses invectives qui éclosent sur le bout de ma langue, ça crépite, c’est rigolo.

Glory Hole numéro 5 fragrance vestiaire arrivera courant septembre comme une saucisse sur la choucroute lors d’un brunch soudanais. Je sais que vos esprits faméliques se languissent depuis déjà deux mois mais il va encore falloir patienter un peu, il vous reste bien quelques hilarantes pages de sudoku à remplir d’ici la sortie de Glory Hole? Non? Et bien alors soit vous vous cryogénisez pour rendre l’attente moins insupportable soit vous le faites à ma place, d’ailleurs prenez ma place, vous verrez, ma mère fait de succulents lapins à la moutarde après que ma grand-mère, dans une gracieuse et inimitable chorégraphie, leur ai ôté la vie. C’est comme ça dans la plaine caennaise, pour l’étranger c’est un retour à la vie sauvage. Les vieilles dames appellent les pompiers pour un dinosaure de compagnie pris au piège au sommet d’un arbre, les poulaillers se font dévaliser à la sortie de l’école par la Secte du Temple Scolaire des CE2 qui sacrifie des poules en hommage au Grand Naruto, à chaque carrefour on peut croiser des âmes errantes fredonnant le thème de “Plus belle la vie” un fusil de chasse à la main, les mamans promènent leurs géraniums dans des poussettes en espérant qu’ils fleurissent un jour… C’est dans cette atmosphère stimulante que Glory Hole trouve son terreau et les lombrics gonflés aux stéroïdes qui vont avec.

Maintenant je dois vous laisser, il faut que je recouvre l’intérieur des oeufs en chocolat avec la moelle osseuse d’un petit allemand et puis il faut que je répète pour le Grand Concours de Pyjama annuel.

Madame, Monsieur, bonsoir.

Ronchhon