Classé dans : Non classé
L’esprit lubrifié par une bruine d’alcool bon marché, les idées font des embardées, s’offrent quelques minutes d’aquaplaning entre 2 combats de pouces en costard-cravate. Les culs de plombs chutent mais retenus par des parachutes dorés, ceux qui ont la corde au cou délient enfin leurs cordes vocales par peur qu’on vienne plastiquer le cadenas de leur porte-monnaie.
Que vois-je? Une fébrile lueur d’espoir? M. Molotov jetterait-il une bouteille à la mer? La mer d’huile de ces gros poissons est perturbée, c’est déjà ça. Ils devront m’enfoncer des oignons dans les yeux s’ils veulent m’arracher une larme. La bulle spéculative peut éclater en un grand feu d’artifice, brulant les ailes de toute la population, peut-être le verrai-je de chez moi mais je n’ouvrirai même pas les volets pour me rincer l’oeil. Tout est déjà cuit de toute façon. L’avenir se lit dans le fond de la cuvette comme si on chiait des pâtes alphabétiques mal digérées. Tout ça est absurde. On se réfugie dans les chiottes, on s’enroule de papier alvéolé et on agrippe fermement le dérouleur de PQ en espérant que le séisme s’estompe. Et si je vous dis que tout ça ne fait que commencer, vous me jurerez de penser à moi lors de la troisième explosion de votre prochain visionnage de blockbuster catastrophico-prophético-emmerichien? Votre écosystème attend toujours son plan de sauvetage mais la décroissance est un mot trop dégoûtant, ça ne remplit les corps caverneux de personne. Tout le monde continue joyeusement à se faire mutuellement caca dans la bouche et comme tout le monde je demande toujours si y’a du rab. La casquette haut-de-forme vissée sur la tête, les sneakers rutilantes made in India soudées aux pieds, mon intégrité est discutable mais foutrement bien sapée.
Glory Hole, 75 grammes, 5 numéros sans décès, remet en jeu sa ceinture pour un nouveau crash-test.
Désespérément.
Ronchhon

